City

Uptown Girl

Par Miranda York

Charlotte York et Trey MacDougal

À 25 ans, l’amour devient-il une course contre la montre ?

ChroniquesÉcrit par Miranda18 avril 2026
3 min de lecture13 vues

Il y a quelques jours, mon copain m’a raconté que certains de ses collègues s’étaient inscrits à une soirée salsa. Sur le moment, j’ai été un peu surprise — ce n’est vraiment pas le genre de profils qu’on imagine dans ce type d’événement. Et pourtant, ce n’est pas la première fois que j’entends parler de leurs escapades dans des endroits comme celui-ci…

En creusant un peu, j’ai fini par comprendre qu’ils n’y allaient pas vraiment pour la salsa…
Mais parce que, selon eux, c’était l’endroit idéal pour rencontrer quelqu’un.

Et je me suis demandée… À quel moment chercher l’amour est devenu presque… un plan de carrière ?

Parce qu’il y a quelque chose qui se passe, quelque part entre 25 et 35 ans, un basculement discret, mais bien réel.

Avant, être célibataire, c’était presque une phase, une liberté, une parenthèse. On avait le temps et on rencontrait sans chercher.

Et puis, sans vraiment s’en rendre compte, ça change.

Les dîners deviennent des “tu es avec quelqu’un en ce moment ?”
Les mariages s’enchaînent.
Les groupes d’amis se divisent doucement entre les “en couple” et les autres.

Et être célibataire n’est plus juste une situation. Ça devient presque… une question.

Mon amie Léa dit qu’elle “reste ouverte aux rencontres”. Ce qui veut surtout dire qu’elle accepte maintenant des plans qu’elle aurait refusés il y a deux ans.

Mon amie Sarah, elle, s’est inscrite à des événements où tout le monde est là pour la même raison.
Rencontrer quelqu’un. Elle dit que c’est moderne. Moi, je trouve ça un peu… organisé.

Et moi ?
Ça fait déjà plusieurs années que je suis en couple. Je vis avec mon copain, j’ai construit quelque chose de stable…

Mais ça ne m’empêche pas de regarder tout ça avec un certain recul.

Au fond, ce n’est pas l’amour qui a changé mais le timing.

On commence à regarder autour de nous, à se comparer, un peu malgré nous. À se demander si on est en avance… ou en retard.

Comme si l’amour avait un calendrier, comme si être seule à un certain âge disait quelque chose de nous.

Alors on s’adapte.

On télécharge des applis.
On dit oui à des soirées improbables.
On apprend même à aimer des choses qu’on n’aurait jamais choisies… comme la salsa.

Pas forcément parce qu’on y croit. Mais parce qu’on se dit : et si c’était là ?

Et si la prochaine personne qu’on rencontre était la bonne ?
Et si on passait à côté en restant chez soi ?

Mais dans tout ça, une question me dérange un peu.

Est-ce qu’on cherche vraiment quelqu’un qui nous correspond ou quelqu’un qui correspond au moment de notre vie ?

Parce qu’il y a une différence entre tomber amoureux et décider qu’il est temps de l’être.

Et peut-être que le vrai luxe, aujourd’hui, ce n’est pas d’être en couple.

C’est de ne pas choisir quelqu’un juste pour ne plus être seul(e).

Alors je me suis demandée…
Est-ce qu’on suit encore nos sentiments… ou est-ce qu’on commence à suivre une sorte de calendrier invisible ?

— Miranda York

Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *